un coin de mon village:la bataille de "thilla"

Lyazid NIth Yaala : Rassemblés en groupuscules sur les nombreuses hauteurs du village, tout le monde se demanda, en ce temps là, les raisons du départ précipité des troupes françaises stationnées à Guenzet en cette année 1955 ;
Nous regardâmes avec émoi et stupéfaction l’éminent départ du grand méchant colonialiste, que nous espérions sans retour, nous suivîmes la scène depuis le village, le convoi militaire, composé de soldats, camions et chars telle une file indienne visible à partir d’Ighzer n’thala (le ravin de la fontaine) longeait dans un vacarme assourdissant la route qui mène vers la Fayette (bouggaa),
et lorsque le dernier véhicule disparait derrière les collines ,les langues commencèrent à se délier, les femmes chuchotaient entres elles « La France s’en va avec armes et bagages» et les autres demandant aux plus âgés et aux plus érudits les raisons de ce départ prématuré, et sans tarder, les jours d’après révéleront au grand jour, l'une des pages les plus sombres de l’histoire de la guerre d’Algérie:La tuerie entre messalistes et Flnistes
Juste après le départ des français, les moudjahiddines rentrèrent au village, lourdement armés, manifestement décidé, et plus le temps passait, plus leur nombre s’agrandit, ils arrivaient de toutes parts, avec mulets et ânes chargés, il y avait même en leur sein de grands chef de l'armée de libération nationale, le colonel Amirouche et si H’mimi.
Une fois les preparatives terminées , ils rejoignaient un mont nommé " Thilla" un rocher qui culmine à plus de 1300metres en son centre puis s’abaisse à l’est et a l’ouest, fortement démantelée par les cours d’eau qui descendent vers l’oued Bousalem, situé à 2kilometres de Tijet,et à quelques centaines de mètres à vol d’oiseau de Guenzet, une foret de pins,très dense, accidentée et difficile d’accès, elle servait de cache de groupes des combattants affilés au zaim el hadj Messaili, communément appelés les Messailistes.des combattants du MNA venus des contrées proches et lointaines et même de l’étranger(France)constitué le premier noyau du groupe armé,ou ils atteint plus de 400 en octobre 1955
Amirouche a eu vent de ce mouvement par l’intermédiaire de son lieutenant
« si h’mimi »qu’il lui a fait un rapport détaillé sur la situation, c’est alors qu’il envoya un émissaire auprès d’eux pour les ramener à la raison de rendre les armes et d’intégrer l’armée de libération nationale le bras armé du front de libération national et d’éviter ainsi l’effusion de sang entre frères, mais, toutes les tentatives étaient vouées a l’échec ,les combattants du MNA refusaient d’abdiquer .
C’est en février 1956, après de longues tractations inutiles,et vaines que amirouche et ses combattants ont décidé de mettre fin a cette situation, ils prirent d’assaut le refuge des insurgés et en ce lieu ou se déroula la bataille fratricide entre les frères ennemis ; les combattants du FLN sont venus à bout des Messailistes après 3à 4 heures de combat acharné, et sans merci ; on à dénombre plus de 60 morts parmi les Messailistes, disent certains ;un véritable massacre, le reste s’est rendus avec armes et bagages .
Jamais la région n’a connu une telle tragédie,et l’armée française qui à bien joué son coup en cédant la place aux frères ennemis de s’entretuer,ce fut un drame que beaucoup de gens n’ont pu oublier depuis

Quelques jours plus tard, le ronflement des moteurs se fit entendre depuis les lointaines collines, annonçant le retour de l’armée française au village
l.ouali février 2014
  aiment ça.
rima
Un evenement historique majeur dans la region ' on en parle beaucoup mais tres peu d ecrits pour raconter les faits et details.cette celebre bataille est decrite dans le livre de mouloud Gaid ',les beni yaala.
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