Histoire de yaala


Le père fondateur d'Ith Yalla est un nomade Amazigh qui avec ses sept fils (Cherara, Zerar, Sied, Abderrahmane,Madjbar, Yacoub et Younes) errait dans la région de la Kelaa aux environs de M'Sila. Une guerre avec les Benou-Hillal les obligent à fuir vers les montagnes. Selon Ibn Khaldoun, le départ des populations de la Kelaa débuta, pour certains, dès l' apparition dans le voisinage des éléments précurseurs de la tribu des Benou-Hillal . La légende rapporte de la manière suivante : les circonstances qui avaient amené Yalla et sa famille a émigrer dans les monts du Babor, région appelée aujourd'hui Ith Yalla.Yalla avait un jardin aux portes de la ville ou il cueillait le raisin de sa vigne en cet été de 1061. Le transport se faisait à dos d' âne dans des choiris. Habituée au même chemin, la monture regagnait seule le domicile ou l' attendait le fils qui déchargeait le fardeau. L' âne revenait au jardin ou Yalla et ses autres enfants accomplissaient leurs tâches.
Le va-et-vient se faisait sans encombre. Les gens habitués à la discipline imposée par le prince El Mansour, étaient corrects, honnêtes, respectueux des biens d' autrui, ce qui faisait de la capitale un havre de paix et de prospérité. Au cours de ce va-et-vient, l' âne,
un jour, tarda à revenir. Yalla, inquiet « reprit le chemin habituellement suivi par sa monture. A quelques pas de la, il le vit arrêté, la charge en déséquilibre. 
Quelqu'un s’était donc amusé à enlever quelques grappes de raisin faisant ainsi pencher la charge, ce qui obligea la bête à s’arrêter, Après avoir rétabli l’équilibre, Yalla reconduisit l’âne à la maison. Mais non loin des remparts, il vit des individus étranges qui s’apprêtaient à camper au milieu de leurs chameaux, Il ne douta plus des auteurs du vol de son raisin.
Le soir, quand tous les siens étaient rentrés, il tint un conseil de famille pour discuter des événements de la journée et des mesures effrayantes qui circulaient sur les nouveaux arrivés. Après que chacun ait donné son avis sur l' attitude à prendre en la circonstance,
Yalla exprima le sien en ces termes: l' homme au méhari dont on avait vaguement entendu parler est sous nos murs, d' un moment a l' autre, nous risquons d' être ses victimes, son geste d' aujourd'hui atteste qu’il est sans scrupule et qu’il ne respectera pas le bien d' autrui, il faut avant qu’il soit trop tard quitter ces lieux, et pour ne point éveiller
l' attention des voisins, nous allons faire semblant de nous disputer et décider, sous le mouvement de la colère, la vente de nos biens a l'exception de la maison. Quant au troupeau, il partira dès l’aube et nous attendra à une journée de marche vers le nord.
Le lendemain tout se passa comme prévu, et, la nuit tombante, rien ne « manquait pour le départ, Au moment ou tout le monde dormait, que la ville était déserte, Yalla et ses gens quittèrent pour toujours la Kelaâ des Beni Hammad, Au matin, les voisins s'étonnant du silence qui régnait dans la maison, forcèrent la porte. Les chambres étaient vides, quelques objets sans valeur gisaient ça et la, On remarqua cependant dans un coin un Gassaâ (plat en bois). Quand on la souleva on découvrit deux pigeons : l'un après quelques mouvements s'envola, l'autre se blottit dans un coin. On s'aperçut qu'il portait quelque chose au cou ; c'était un pli portant l'inscription suivante : Celui qui a des ailes s'envole, celui qui en est dépourvu reste a la merci du premier venu. Il faisait allusion a l'intrusion des nouveaux étrangers et conseillait à ceux qui étaient conscients du danger de quitter le pays alors qu'il était encore temps.
Après quelques jours de marche, Yalla et sa famille campèrent au bord « de la rivière Chertioua, au nord de Bordj Bou Arreridj, mais ce lieu n'offrait pas les garanties suffisantes de sécurité et de viabilité : de l'eau tiède, des moustiques pas d'abri sur contre un éventuel ennemi. Chargea donc son berger de repérer dans la montagne un endroit de conditions avantageuses. Ce fut grâce a l'un des ces boucs appelé Abadh qu'il trouva une clairière bien abritée, facile a défendre, au bas de laquelle coulait une source fraîche et abondante ou sa bête venait se désaltérer aux heures chaudes de la journée.
Yalla s'y établit et prospéra. Depuis la source porte le nom de (Talla Abadh) c'est dans la région entre Guenzet et Taourirt Yacoub .De la tente, la famille passa à la maison en pierres, L'hiver est rude avec ses pluies et ses neiges empêchant souvent toute communication avec l'extérieur. Il faut du bois pour se réchauffer et faire cuire les aliments, il faut des abris pour les animaux domestiques. Yalla et ses enfants se mirent à l'ouvrage, et bientôt un petit hameau prit naissance au milieu de la clairière.
Installé définitivement, Yalla songea à consolider sa position. Berbère lettre ayant connu une certaine civilisation à la Kelaâ des Beni-Hammed, fortune avec son troupeau de chèvres et de moutons, il possédait tous les moyens de s’implanter la, s'intégrer au milieu local et de s'imposer par son savoir et sa culture.
Le père Yalla a vécu dans la région jusqu’à sa mort il est enterré dans la mosquée qui porte son nom Djeddi Yalla, elle se trouve toujours entre Guenzet et Taourirt Yacoub ., La population de Harbil est hétérogène. Elle est composée surtout d’arabes venus des Ouked -Thair, des Ouled Abdellah des arabophones de la vallée du Guergour et de Bougâa . Au milieu des Kabyles, ils ont adopté leur langue et leurmoeurs.
La famille s’agrandit, ses enfants se sont dispersés dans la région entre Guenzet et Harbil, ses petits fils Hamou et Moussa (étaient des frères ennemis) se sont installés dans la région de Harbil .
(Extrait du livre de Gaid Mouloud)

C'est bien expliqué Aissa


On apprend sur notre région


Merci d'avoir partagé

À bientôt inchallah

Bonsoir Monsieur Toufic,


Tout d'abord,je vous remercie de m'avoir permis de m'inscrire chez vous,


je me présente,je suis en retraite et comme les loisirs culturels manquent dans mon quartier,je me suis mis dans la tête d'écrire un "essai" sur mes ancêtres,dont je possede une photocopie d'un document familial datant du 19 eme siecle et inscrit à Damas,sous l'égide de l'Emir Abdelkader.


Mais là,n'est pas la question.


Il s'agit du nom de "YAALA",qui figure dans ma liste des Chorfas,oui ces 26 noms descendent tous d'Al Hassan ibnou Ali (qu'ALLAH Les Agrees Aupres de Lui)sa date de naissance se situe entre 1500 et 1600,d'apres les documents de la zaouia de Sidi Mohand Ou Ali El Hadj,située a Azazga,dans une commune qui porte son nom "Tifrit n'Aith el Hadj" (RA).


Je vous donne sa filiation son père est Seyyid Salem,ibn Ibrahim,ibn Abdellhalim,ibn Abdelkrim,ibn Aissa,ibn Moussa,ibn Abdesslam,ibn Djaafar,ibn Abdeldjebbar ,ibn Mohamed,ibn Ahmed,ibn Abdallah,ibn Idris II,ibn Idris I,ibn Abdallah,ibn Al Hassan,ibn Al Hassan,ibn Ali et Lalla Fatima Zahra. Qu'ALLAH Les Agrees Aupres de Lui.


j'espère que je ne vous cause pas de gêne.


D'apres l'histoire que vous avez ecrite,Djeddi Yaala, à vécu au 11eme siecle.mais je n'abondonne pas les recherches,même si les dates ne concordent pas,car dans mes recherches je trouve beaucoup de contradictions,soit dans les écrits tirés du Net,soit dans les ouvrages  d'ecrivains connus.


Je vous donne un exemple,d'apres un écrivain connu il est écrit ceci en parlant de Seyyid Mohand ou ali el Hadj "Le clan de son aieul YAALA à été chassé de Tlemcen par les "derniers" zianides.


Un autre écrivain du 11 eme siècle,donc plus pres des événements,à écrit "Le clan de son aieul Yaala à été chassé de Tlemcen par les zianides Abdelwad"


donc la difference est de taille entre le mot "derniers" est de 2 siecles,voila ce genres de problèmes que je rencontre.


Alors,monsieur Toufic,ma question est simple,


Est-ce que le Saint Homme que j'ai dans ma liste à une relation quelconque avec les ath Yaala,même une relation minime soit-elle me sera bénéfique.


je vous en serais reconnaissant de me répondre et bonne chance au site

Dernière mise à jour à 8 Février, 2016 par khatib ahmed-rachid.
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